31 mars 2011 par Clotilde Wald
Mots-clés : énergie solaire , chalet suisse , chauffage , eau chaude , Josef Jenni , panneau , thermique -
Qui a dit que « chalet suisse » devait rimer avec passéisme et tradition ? Pour Josef Jenni, c’est même tout l’inverse : à Oberbung, dans le canton de Berne, cet entrepreneur suisse a construit le premier immeuble de logements entièrement chauffé à l’énergie solaire.
S’il emprunte sa forme à l’architecture traditionnelle locale, le bâtiment est une véritable centrale thermique capable de couvrir les besoins en chauffage de ses habitants.

Comment ? Grâce à son toit entièrement recouvert de panneaux solaires. Reliés à une cuve de 200 m3, ils permettent d’alimenter un réseau de chaleur qui fournit aux 8 appartements du chalet chauffage et eau chaude. Adieu convecteurs électriques et factures salées : le système est si performant qu’il assure aux occupants de l’immeuble un confort gratuit.
À l’heure où tout le monde s’interroge sur les alternatives possibles au nucléaire, c’est le genre d’initiative qui me fait chaud au cœur.
31 mars 2011 par Caroline Wietzel
A chaque saison, sa couleur… C’est de plus en plus vrai dans la déco qui semble suivre la tendance « Color block » de la mode. Cet été, on devrait donc passer à l’orange. Un orange fluo qui nous éloigne de tout revival « seventies ». En petites touches dans la maison, je veux bien. Et encore. A condition que les formes soient résolument modernes comme ce porte-manteau signé Tom Dixon et repéré chez Home autour du Monde

ou ce fauteuil de Pierre Charpin pour Ligne Roset. Quitte à remonter le temps autant que ce soit design non ?

31 mars 2011 par Caroline Wietzel
S’il y a un fauteuil qu’il faut avoir chez soi aujourd’hui si on veut être « tendance » c’est celui là. Et pour plein de bonnes raisons ! La première, c’est qu’il a un petit côté 50 alors qu’il n’est ni en bois ni inspiré du design scandinave. Et pour cause il est mexicain (et en nylon tressé main s’il vous plait). La seconde, c’est qu’il joue la carte couleur, et qu’avec ce temps on en a bien besoin ! Ah, j’oubliais : dedans, dehors, bien-sûr, il va partout.

En vente chez Fleux 39, rue Sainte-Croix de la Bretonnerie 75004 Paris, et chez Sentou 26, boulevard Raspail 75007 Paris.
16 mars 2011 par Clotilde Wald
Mots-clés : éléctricité , énergie , éolien , eddy , Flower Power , NL architects , turbine , ville -

Vous êtes adepte du Flower Power ? Alors vous allez adorer les « Power Flowers ». Ce projet de mobilier urbain de NL Architects est né d’un questionnement ô combien actuel : comment produire de l’énergie éolienne en ville, au plus près des habitations, sans défigurer le paysage ?

Les architectes néerlandais ont alors imaginé d’installer des « arbres éoliens » dans les parcs, toits d’immeubles, places, bref, un peu partout. La structure de ces fleurs de bitume consisterait en une colonne d’acier creuse munie de branches où s’accrocheraient de 3 à 12 turbines « Eddy ». Selon les estimations de NL, chaque « Power flower » pourrait générer plus de 13 000 kWh d’électricité par an pour un vent de 5 m/s. Et le bruit dans tout ça ? Il serait inférieur à 43db, donc bien en deçà des nombreuses nuisances sonores qu’on nous inflige en ville…
15 mars 2011 par Clotilde Wald
Mots-clés : agriculture urbaine , architecture , bio , Dickson Despommier , Dragonfly , ferme verticale , fruits , légumes , MVRDV , pig city , production , Seawater , SOA , Studiomobile , Vincent Callebaut -

À première vue, parler d’agriculture urbaine relève de la contradiction. Pourtant, j’ai vu fleurir ces dernières années tout un tas d’initiatives visant à développer en ville une production maraîchère locale, donc moins dépendante des énergies fossiles. Exemple : les fermes verticales.
On doit leur invention il y a quelques années à Dickson Despommier. L’idée de ce chercheur américain est plutôt futée : afin de concilier production agricole et rareté du foncier, il propose de construire des immeubles de grande densité dans lesquels on ferait pousser fruits et légumes hors-sol.

Dans son sillage, une foule de projets de fermes verticales sont nées sous le crayon des architectes. En 2006, les néerlandais MVRDV imaginaient « Pig city », une tour de 80m de haut destinée à accueillir quelques-uns des 15 millions de porcs produits chaque année aux Pays-bas. Dans la foulée, l’agence SOA proposait de produire des légumes et fruits bio dans leur « Tour vivante » et Vincent Callebaut dessinait une ferme verticale en forme de libellule. Dernier exemple en date : Seawater des Italiens de Studio Mobile. Destinée aux habitants de Dubaï, cette tour au design biomorphique propose de désaliniser l’eau du golfe persique pour irriguer des serres aériennes.

Irréaliste ? Je veux bien : l’idée d’avoir en ville une production agricole suffisante, et à des coûts intéressants, relève de la science-fiction. En attendant, il faut avouer que les projets de fermes verticales ont une certaine allure…