
Les abeilles sont en danger ? Qu’à cela ne tienne : en cette année de la biodiversité, j’ai décidé de combattre à mon niveau l’inquiétant effondrement (de 30 à 40%, selon le journaliste Bernard Duran) des populations butineuses. Première mesure : les nourrir. Que j’habite en plein cœur d’une ville densément peuplée n’est pas un problème. Les abeilles ne craignent pas le CO2, et leur production de miel est plus élevée en zone urbaine qu’en banlieue !
Il faut dire que la ville regorge de nectar : en plus des allées d’acacias, de tilleuls ou de marronniers, les butineuses peuvent compter sur les nombreux bacs à fleurs qui ornent les balcons. Mélilot (littéralement « lotus à miel »), trèfle, lierre, mais aussi thym, romarin et lavande… la liste des plantes mellifères est suffisamment longue pour qu’on y trouve de quoi fleurir terrasses et jardins.
Deuxième proposition : installer une ruche chez moi. A condition toutefois de choisir un endroit calme et protégé du vent et de respecter les distances de sécurité avec les voisins (voir articles 211-6 et 211-7 du code rural). Surtout, être apiculteur ne s’improvise pas : avant de se lancer, il faudra se documenter, observer les abeilles in vivo, suivre une formation auprès d’une association apicole ou d’un apiculteur, bref être mo-ti-vé.
Ceci dit, la perspective de tartiner des kilos de miel maison sur mes biscotes matinales est un puissant stimulant…

