18 octobre 2010 par Clotilde Wald Mots-clés : écologie , énergie , chaleur humaine - 

On nous le dit et on nous le répète : en 2020, 20% de l’énergie consommée en Europe devra provenir de sources renouvelables. Dans ces conditions, vous vous doutez bien qu’il va falloir se retrousser les manches. Alors, quand certains exploitent le potentiel thermique des eaux usées ou lorgnent du côté de l’énergie marémotrice (rappelez-vous, on en a parlé ici et ), d’autres misent sur… la chaleur humaine.

Il faut dire qu’avec une population de bientôt 7 milliards et une température moyenne de 37°, l’homme recèle un potentiel énergétique (trop) largement sous-exploité. D’où une flopée d’initiatives plus ou moins cocasses, et que je me délecte de vous rapporter. Vous avez sans doute entendu parler de cette boîte de nuit ouverte à Londres en 2008 et dont la sono fonctionnait grâce aux pas des danseurs ? Eh bien figurez-vous que cette idée lumineuse a fait des émules. Ainsi, au printemps dernier, la ville de Toulouse expérimentait un dispositif d’éclairage urbain alimenté par les utilisateurs d’un passage piéton.

Aujourd’hui, c’est Paris Habitat, premier bailleur social de la capitale, qui envisage de chauffer un immeuble de la rue Rambuteau grâce aux calories émises par les usagers du métro tout proche. Selon les calculs effectués par les thermiciens, chaque voyageur émet environ 100 watts – avec ça, n’allez pas vous étonner qu’il y ait de l’électricité dans l’air aux heures de pointe. 

Mais en matière d’énergie humaine, c’est le Crowne Plaza de Copenhague qui décroche le pompon. En avril 2009, cet hôtel chic équipait sa salle de fitness d’un générateur électrique. Depuis, les clients venus brûler des calories sur les vélos d’appartement se transforment en producteurs d’énergie, et les plus assidus se voient même offrir un repas ! On savait que les sportifs avaient de l’énergie à revendre, mais pas à ce point…