Pour fêter les anniversaires de deux pièces emblématiques de l’éditeur italien qu’est Edra, leurs créateurs se sont déplacés. Francesco Binfaré et Masanori Umeda nous dévoilent les clés de leur succès.
Pour fêter les anniversaires de deux pièces emblématiques de l’éditeur italien qu’est Edra, leurs créateurs se sont déplacés. Francesco Binfaré et Masanori Umeda nous dévoilent les clés de leur succès.
Certains s’inquiètent des robots de demain, cyborgs et autres machines capables d’intelligence voire d’émotions… Moi, ils me fascinent. Surtout lorsqu’ils disposent d’un design ultra moderne et qu’ils fonctionnent sans énergie ! A l’occasion de l’Electrolux Design Lab 2010, évènement qui promeut l’innovation pour des cuisines « compactes», un designer russe a ainsi présenté un drôle de réfrigérateur : le Bio Robot. Sans moteur, il est composé d’un gel vert à base de biopolymères (polymères issus d’organismes vivants ou synthétisés à partir de ressources renouvelables) qui refroidit les aliments.
Oubliez la porte et les compartiments de votre frigo traditionnel, une poche de gel se créée autour de l’aliment introduit dans cette substance ! Sans odeur, ce système permettrait de conserver toutes les propriétés nutritionnelles et la propreté des produits. Silencieux, quatre fois plus petit que les réfrigérateurs « conventionnels », ce drôle de robot, aujourd’hui au stade du prototype, répond d’un coup à deux problèmes : non seulement il offre aux urbains une réponse au manque d’espace (à l’horizon 2050, 74% de la population mondiale devrait vivre en ville), mais il leur permet d’économiser l’énergie. Aussi fait partie des 8 finalistes en lice du concours organisé par l’Electrolux Design Lab…
En savoir plus : www.electroluxdesignlab.com
L’Asie est à l’honneur sur Maison & Objet. Rencontre avec l’artisanat d’art, la technologie et le design du quotidien…
Retrouvez le design taïwanais sur www.yiidesign.com, www.QisDesign.com
et www.motor-hung.com.
Ovetto : non, ce n’est pas un ovni ! Ovetto est une poubelle de recyclage intelligente, ludique et résolument écolo. Du Côté de Chez Vous l’a testée pour l’adopter de toute urgence !
Retrouvez Ovetto sur http://www.ovetto.fr/
A la fois talentueuse, jeune et jolie, Géraldine Husson expose pour la première fois sur le salon très couru Maison & Objet. Ses créations sont à mi-chemin entre l’art et le design.
Une valeur montante à suivre !
Retrouvez l’univers de Géraldine sur son site : www.geraldinehusson.com

De retour d’Egypte, puis de Tunisie, où étaient présentés des objets issus de workshops réunissant des artisans locaux et des designers occidentaux, je constate en deux filles et trois possibilités que, parfois, le design peut jouer un rôle social et économique fort dans les pays émergents.

De quoi s’agit-il ? De précieux savoir-faire qui se perdent, d’artisans qui crèvent la faim faute de débouchés pour leurs objets traditionnels (sur les souks, on trouve d’ailleurs davantage de babioles fabriquées en Chine), bref d’une rupture dommageable entre artisanat, culture et économie. Le designer européen, avec son écriture contemporaine et sa connaissance des marchés, est donc censé réconcilier tout cela et servir de détonateur d’idées neuves. Il amène un concept dessine l’objet et travaille avec l’artisan pour le réaliser. Efficace, même si je ne souhaite pas ici faire croire au conte de fée : un objet à quatre mains et deux égos n’est jamais facile à réaliser.

En dépit des difficultés et grâce à l’énergie d’Aya Wassef (au Caire) et de Céline Savoye (à Tunis), certains projets se tiennent. La preuve par 3.

A moins d’être un bon bricoleur, la décoration en kit, ce n’est pas toujours très heureux. Et pourtant je suis tombée sous le charme de cette chaise « nouvelle génération » à monter soi-même. Pourquoi ? D’abord parce qu’elle est facile à monter. Ensuite parce qu’elle est adorable avec ses découpes façon napperon et ensuite parce qu’elle se plie… même à mes envies (d’en acheter plusieurs pour les installer autour de ma table). Réalisée en médium mélaminé blanc, la DOILIES, “Justakit” de Magali Jeambrun se compose de 5 éléments qui s’entrecroisent pour former la base de la chaise et successivement l’assise et le dossier. www.etc-creations.fr

Il fallait y penser ! Comment recycler de manière ludique et déco, les petites bottes en caoutchouc de nos bambins ? « Carotte bricole » a eu l’idée ingénieuse d’y couler du béton, d’y planter une tige surmontée d’un abat jour et de les « customiser « à sa manière en peignant le caoutchouc.
Cerise sur le gâteau, elle se propose même de réaliser le modèle de notre choix ! A condition de ne pas lui demander une taille 46 (ses tailles de prédilection sont plutôt les petits pieds), je me verrais bien installer une de ses lampes dans ma salle de bain, une bleu marine avec deux petites bandes blanches… vous vous voyez ce que je veux dire ?
Pour les modèles personnalisés, contactez www.carottebricole.com, sinon vous pouvez les trouver chez Les Enfants du Brok www.lesenfantsdubrok.com et chez Curieusement, 26 rue des 4 frères Leroy Queret, 56260 Larmor Plage

Ce soir, vous recevez ? Pas besoin de mettre les petits plats dans les grands pour étonner vos invités : la dernière trouvaille du collectif D-Vision devrait vous aider à briller sans trop d’efforts en société. Au Salon du meuble à Milan en avril dernier, ces designers israéliens dévoilaient en effet une série de luminaires fonctionnant grâce à toutes sortes de matériaux, dont la… tomate ! Au commencement, était les LED. L’intérêt des diodes électroluminescentes est double : peu énergivores et peu calorifères, elles peuvent aussi se conjuguer à tous types de matériaux.

Je m’explique. Vous avez noté que l’intérêt gustatif de ce fruit estival tenait à son acidité. Eh bien figurez-vous qu’associée à un composant de cuivre et de zinc, cette acidité est génératrice d’électricité. Malicieusement intitulé « Still light », le luminaire imaginé par D-Vision consiste donc à créer une réaction chimique en reliant des tomates à des électrodes. Représentez-vous des fruits posés sur un plateau traversé de circuits électriques. Figurez-vous ces circuits eux-mêmes reliés à une LED et là, fiat lux, que la lumière soit !… Pour peu que les tomates soient bio et locales, vous voilà assuré non seulement de faire le plein d’énergie, mais aussi de stimuler vos papilles !

Depuis 2007, l’architecture durable a son prix international : les Global award.
Créés à l’initiative de la Cité de l’architecture et du conseil général des Yvelines, ils récompensent chaque année 5 architectes dont l’œuvre est « intégrée à une société éthiquement et socialement consciente, innovante dans le domaine des énergies, de l’écologie, des matériaux et des technologies, progressiste par sa recherche de nouveaux standards d’habitat et d’équipement. »
Qu’on aime ou pas le système des prix, les Global award ont ceci d’appréciable qu’ils s’intéressent à tous types d’architectures, pourvu qu’elles répondent au challenge écologique.
Prenez les lauréats de l’année 2010. On y trouve l’agence norvégienne Snohetta et le japonais Junya Ishigami, respectivement auteurs de l’opéra d’Oslo et du Facility building pour l’Institute of Technology de Kanagawa.

Mais à mon sens, les trois agences les plus intéressantes du cru 2010 sont celles qui sortent, chacune à leur manière, des sentiers battus de l’architecture contemporaine, avec ses matériaux obligés (le verre) et sa monumentalité. On aime le travail du colombien Giancarlo Mazzanti.

Salué pour une « Biblioteca espana » en forme de rocher construite sur les hauteurs de Medellin en 2007, il a œuvré pour l’essentiel dans les favelas. Dans un esprit proche, l’agence australienne Troppo élabore ses structures légères et peu énergivores en concertation avec les aborigènes. Quant à l’américain Steve Baer, doyen des lauréats et notre chouchou, il a élaboré avec une ingéniosité rare toutes sortes de dispositifs bioclimatiques.
