Le bio-photovoltaïque, énergie de demain ?

21 octobre 2011 par Clotilde Wald Mots-clés : énergie , bio-photovoltaïque , London design destival , photosynthèse , solaire , végétal - 

Les panneaux photovoltaïques déjà obsolètes ? En tout cas perfectibles si l’on en croit les projets bio-photovoltaïques présentés lors du London Design Festival qui s’est déroulé du 17 au 25 septembre dernier. Combiner le végétal et le solaire pour produire de l’énergie : voilà le concept futuriste mais pas si fou tout droit sorti des cerveaux des designers Alex Driver et Carlos Peralta, en collaboration avec des scientifiques de l’Université de Cambridge. Et le champ des possibles semble déjà prometteur.

De la table lumineuse qui s’éclaire grâce à la photosynthèse des mousses qu’elle contient (photo ci-dessus) à la centrale off-shore composée de “feuilles de nénuphar”, soit un revêtement flottant géant d’une puissance équivalente à parc éolien offshore classique (5-6 watts par mètre carré), en passant par des forets de mâts recouverts d’algues qui aspirent l’eau souterraine grâce à l’énergie éolienne, l’ampleur des prototypes est saisissante.

Mais patience : les applications concrètes et surtout compétitives du bio-photovoltaïque ne devraient pas voir le jour avant 5 à 10 ans…

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Des pistes cyclables pavées de bonnes intentions

24 mai 2011 par Clotilde Wald Mots-clés : éclairage public , énergie , Hollande , pays-bas , photovoltaïque , piste cyclable , solaire , TNO - 

Le bon côté de la crise énergétique actuelle, c’est qu’elle débride l’imagination.
Dernière trouvaille en date pour nous fournir de l’énergie sans mettre la planète en péril : le projet SolaRoad. Initié par l’organisme de recherche néerlandais TNO, il veut mettre à profit l’engouement des Hollandais pour le vélo en installant des cellules photovoltaïques sur les… pistes cyclables. Vu l’espace que nécessite toute installation solaire, le principe est plutôt astucieux : avec un réseau cyclable de 137 000 km et un rendement estimé à 50 kWh par mètre carré et par an, le futur dispositif pourrait permettre d’alimenter en électricité l’éclairage public, les feux tricolores et même des immeubles d’habitation. Alors, à quand la même installation sur les pistes cyclables parisiennes ? Je trépigne d’impatience.

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Power flower ou comment produire de l’électricité en ville

16 mars 2011 par Clotilde Wald Mots-clés : éléctricité , énergie , éolien , eddy , Flower Power , NL architects , turbine , ville - 

Vous êtes adepte du Flower Power ? Alors vous allez adorer les « Power Flowers ». Ce projet de mobilier urbain de NL Architects est né d’un questionnement ô combien actuel : comment produire de l’énergie éolienne en ville, au plus près des habitations, sans défigurer le paysage ?

Les architectes néerlandais ont alors imaginé d’installer des « arbres éoliens » dans les parcs, toits d’immeubles, places, bref, un peu partout. La structure de ces fleurs de bitume consisterait en une colonne d’acier creuse munie de branches où s’accrocheraient de 3 à 12 turbines « Eddy ». Selon les estimations de NL, chaque « Power flower » pourrait générer plus de 13 000 kWh d’électricité par an pour un vent de 5 m/s. Et le bruit dans tout ça ? Il serait inférieur à 43db, donc bien en deçà des nombreuses nuisances sonores qu’on nous inflige en ville…

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Oogst, une maison autosuffisante

21 février 2011 par Clotilde Wald Mots-clés : architecture , autosuffisante , énergie , ferme , maison , moisson , néerlandais , Oogst , production agricole , Tjep - 

En néerlandais, Oogst veut dire « moisson ». C’est aussi le nom d’un projet architectural conçu par l’agence Tjep, et dont les maîtres-mots sont durabilité et autosuffisance.
Tout est parti de la volonté de conjuguer, dans une même unité d’habitation, production agricole et sobriété énergétique. Les architectes néerlandais ont alors imaginé un bâtiment modulable en fonction du nombre d’habitants (de 1 à 1000), et qui répondrait à leurs besoins élémentaires en nourriture, électricité et chauffage.
Pensé sur le modèle des fermes traditionnelles hollandaises (d’où ses clins d’œil à l’architecture flamande), Oogst comporte un espace d’habitation, une serre où sont produits fruits, légumes et oxygène, mais aussi un poulailler – le tout alimenté par des panneaux solaires et une éolienne. C’est en somme un écosystème dont les éléments fonctionnent en interdépendance…
Si le projet originel est plutôt inventif, ses déclinaisons dans l’habitat collectif sont carrément savoureuses : imaginant ce que pourrait devenir Oosgt s’il devait répondre aux besoins de 1000 habitants, les architectes sont allés jusqu’à concevoir une immense ferme autosuffisance surmontée d’un moulin à vent, et nantie d’un parc d’attraction…

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Une piste de ski sur un incinérateur

10 février 2011 par Clotilde Wald Mots-clés : architecte , énergie , BIG , Copenhague , danemark , déchets , incinérateur , piste , réhabilitation , ski - 

Pour vos vacances au ski, vous hésitiez déjà entre les Alpes et les Pyrénées… Figurez-vous qu’une nouvelle destination viendra bientôt corser un peu plus ce dilemme : le… Danemark ! Aussi plat soit-il, le pays est sur le point de construire un domaine skiable ouvert toute l’année avec piste bleue, piste verte et piste noire. Le tout en pleine ville, et dans un esprit très eco-friendly qui explique mon empressement à vous en parler.
Point de départ de ce projet un peu fou : un appel d’offre lancé par la municipalité de Copenhague pour la réhabilitation d’un incinérateur. Située juste à la lisière du centre-ville dans un quartier industriel en pleine reconversion, l’usine d’Amager avait besoin d’un coup de neuf pour valoriser son activité (la production d’énergie à partir de déchets) et mieux s’intégrer à son environnement.

Les architectes de l’agence BIG ont alors eu cette idée géniale, qui leur a valu de remporter le concours : aménager sur le toit de l’incinérateur une triple piste de ski accessible via un ascenseur adjacent à la cheminée. Et, pour pousser un peu plus l’analogie avec un paysage de montagne, le projet prévoit de couvrir de végétation les murs extérieurs du bâtiment.
Vous n’aimez pas le ski ? Qu’à cela ne tienne ! Afin de sensibiliser les Danois à la préservation de l’environnement, l’agence BIG a aussi imaginé un dispositif très visuel : pour matérialiser les rejets de CO2 générés par l’incinérateur, la cheminée émettra des ronds de fumée.

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L’énergie solaire même la nuit

19 janvier 2011 par Clotilde Wald Mots-clés : énergie , Idaho falls , infrarouges , nuit , photovoltaïque , rayonnement , solaire , Steven Novack - 

Le photovoltaïque, c’est renouvelable, c’est écolo, mais ça présente tout de même un sacré inconvénient : ça ne fonctionne que quand il fait jour. La faute aux capteurs, qui ne peuvent recueillir et convertir en énergie que la lumière visible du spectre solaire.
Rassurez-vous : ce frein à l’efficacité des panneaux photovoltaïques pourrait bientôt être un lointain souvenir. Steven Novack et son équipe du Laboratoire National du département d’énergie de Idaho Falls viennent en effet de découvrir une méthode pour produire de l’énergie à partir des rayonnements invisibles du spectre solaire. Comme l’explique le chercheur américain, près de la moitié de l’énergie fournie par notre bel astre se trouve dans les infrarouges. En couvrant les capteurs de nanoantennes, on peut recueillir cette formidable réserve d’énergie et améliorer le rendement du solaire de plus de 20%. Et avec cette découverte, plus besoin d’orienter les panneaux photovoltaïques face au soleil : ils fonctionneront même si l’angle choisi n’est pas optimal…

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Mathieu Lehanneur veille sur notre consommation d’énergie

17 janvier 2011 par Clotilde Wald Mots-clés : appareil électrique , écolo , énergie , Biennale , consommation , design , Efficient home , Mathieu Lehanneur , Saint-Etienne , Schneider electrics , veille - 

En novembre dernier, je suis allée humer la tendance à la Biennale du design à Saint-Etienne. Dans l’exposition « Demain c’est aujourd’hui » (dédiée au design prospectif), le prototype Efficient home de Mathieu Lehanneur m’a tapé dans l’œil. Fidèle à sa marotte d’une création écolo-high tech (on lui doit notamment Andrea, un purificateur d’air par les plantes), le designer vient en effet de concevoir pour Schneider electrics une gamme d’éléments destinés à optimiser nos consommations d’énergie dans les logements.

Munis de transmetteurs et de récepteurs mis en réseau, les appareils Efficient home assurent une veille en temps réel de tout notre arsenal électrique (chaudière, frigo, télévision, etc.) et permettent d’en réguler la consommation. Comme toujours, Lehanneur joint l’utile à l’agréable : non seulement la nouvelle gamme de Schneider electrics est une bonne façon de nous inciter à la sobriété énergétique, mais son design est sobre et beau (les objets blancs de Efficient home privilégient les formes géométriques simples telles que le triangle, le rond, la croix…). Et en plus, cet « alphabet de l’énergie » semble promis à un bel avenir, puisque Lehanneur laisse entendre qu’il pourrait bientôt s’enrichir de formes nouvelles…

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Rien ne vaut la chaleur humaine

18 octobre 2010 par Clotilde Wald Mots-clés : écologie , énergie , chaleur humaine - 

On nous le dit et on nous le répète : en 2020, 20% de l’énergie consommée en Europe devra provenir de sources renouvelables. Dans ces conditions, vous vous doutez bien qu’il va falloir se retrousser les manches. Alors, quand certains exploitent le potentiel thermique des eaux usées ou lorgnent du côté de l’énergie marémotrice (rappelez-vous, on en a parlé ici et ), d’autres misent sur… la chaleur humaine.

Il faut dire qu’avec une population de bientôt 7 milliards et une température moyenne de 37°, l’homme recèle un potentiel énergétique (trop) largement sous-exploité. D’où une flopée d’initiatives plus ou moins cocasses, et que je me délecte de vous rapporter. Vous avez sans doute entendu parler de cette boîte de nuit ouverte à Londres en 2008 et dont la sono fonctionnait grâce aux pas des danseurs ? Eh bien figurez-vous que cette idée lumineuse a fait des émules. Ainsi, au printemps dernier, la ville de Toulouse expérimentait un dispositif d’éclairage urbain alimenté par les utilisateurs d’un passage piéton.

Aujourd’hui, c’est Paris Habitat, premier bailleur social de la capitale, qui envisage de chauffer un immeuble de la rue Rambuteau grâce aux calories émises par les usagers du métro tout proche. Selon les calculs effectués par les thermiciens, chaque voyageur émet environ 100 watts – avec ça, n’allez pas vous étonner qu’il y ait de l’électricité dans l’air aux heures de pointe. 

Mais en matière d’énergie humaine, c’est le Crowne Plaza de Copenhague qui décroche le pompon. En avril 2009, cet hôtel chic équipait sa salle de fitness d’un générateur électrique. Depuis, les clients venus brûler des calories sur les vélos d’appartement se transforment en producteurs d’énergie, et les plus assidus se voient même offrir un repas ! On savait que les sportifs avaient de l’énergie à revendre, mais pas à ce point…

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