
Une de mes dernières pérégrinations m’a mené jusqu’aux côtes escarpées et sauvages du Pembrokshire, région rurale et préservée à l’ouest du Pays de Galles. Ce pays à l’identité forte aspire aujourd’hui à tourner le dos à son passé industriel ( production d’acier, de charbon, de fer depuis deux siècles) et à mettre l’accent sur les énergies renouvelables…
Fort de cet héritage industriel qui leur confère une certaine expertise dans la construction off-shore, les gallois se lancent dans des projets d’énergie marémotrice.
Kesako? Des turbines sont installées sous l’eau. On utilise alors l’énergie cinétique des courants marins pour actionner les turbines et ainsi produire de l’électricité… Dans la baie de Saint David’s (la plus petite ville d’Angleterre), une installation de ce type est programmée pour l’an prochain. Une production énergétique de l’ordre de 1,2 méga watts devrait être dégagée…une quantité suffisante pour subvenir à une population comme celle de Saint David’s.

Pour autant, certains écologistes s’interrogent : cette marée verte entrainera-elle un flot de conséquences néfastes sur la faune et la flore de cette région? Le projet d’usines marémotrices dans l’estuaire de la Severn entre Cardiff et Weston fait aujourd’hui quelques remous et suscite la polémique.
Les associations s’inquiètent de la perturbation possible de l’écosystème.

