Contre toute apparence, ceci n’est pas un énième post consacré à l’architecture extraterrestre.
De l’aveu de sa conceptrice Zaha Hadid, l’étrange mobile blanc posé depuis quelques semaines sur le parvis de l’Institut du monde arabe (IMA) ressemblerait moins à une soucoupe volante qu’à… « un donut déformé ». Conçu en 2007 à la demande de Karl Lagerfeld, et d’abord destiné à accueillir des expositions d’art itinérantes à la gloire de Chanel, le bâtiment aux courbes organiques a pourtant bien failli se désintégrer dans la stratosphère : remisé à cause de la crise, il a passé quelques temps dans un hangar avant que Dominique Baudis, directeur de l’IMA, ne propose de l’héberger pour en faire un lieu d’exposition temporaire destiné à la création contemporaine arabe.

Et, histoire de rendre hommage au travail de l’architecte d’origine irakienne la plus célèbre au monde, c’est à Zaha Hadid que l’institution a demandé d’ouvrir le bal… Jusqu’au 30 octobre, elle y présente une trentaine de projets internationaux. Surtout, elle y expose ses recherches sur les tours paramétriques – soit un prototype architectural entièrement modulable en fonction de paramètres divers : données géographiques, mais aussi critères environnementaux et sociologiques…


