Prendre l’avion est chez moi la source d’une double inquiétude. Il y a d’abord le vertige qui me saisit quand, osant un regard à travers le hublot, je constate que nous sommes bien loin du plancher des vaches. Et puis, bien sûr, le petit titillement que me cause le fait d’alourdir un peu plus mon bilan carbone.
Alors évidemment, quand j’ai découvert qu’un hôtelier suédois avait eu l’idée de recycler en hôtel un Boeing 747 voué à la casse, l’idée m’a plutôt fait planer. Il faut dire qu’elle est assez ingénieuse : installée sur le tarmac de l’aéroport de Stockholm, la vieille carlingue compte 25 chambres de 6m2, plus une suite installée dans le… cockpit. Avec des prix situés autour d’une centaine d’euros, le concept permet à des voyageurs en transit de dormir à proximité immédiate de leur salle d’embarquement. Seul inconvénient : le bruit. La proximité des pistes promet aux clients de l’hôtel des nuits plutôt agitées. Surtout s’ils sont, comme moi, un peu inquiets à l’idée de prendre l’avion le lendemain…
Un hôtel aménagé dans un avion
En Norvège, le tourisme vert est sur des rails !
Faire bouger une ville norvégienne de 3 000 habitants ? Vous avouerez que c’est un
challenge… Surtout si cette ville est, comme Andalsnes, coincée au fond d’un fjord et située
au bout du bout d’une voie ferrée.
Alors, quand la municipalité a lancé un concours international d’urbanisme pour animer le
centre et y attirer les touristes, l’agence Jagnefalt Milton a pris la consigne au pied de la lettre.
La proposition des jeunes architectes suédois ? Réinvestir le rail et y aménager tout un tas
d’ équipements roulants conçus pour se déplacer au gré des saisons : hôtel, salle de concerts,
sauna…
Moi qui ne recule devant aucun trajet en train (c’ est tellement plus écolo), j’ adore
l’ idée de cette « ville mobile » ! En plus, le design ultra-minimaliste des bâtiments en bois
donne au projet une vraie note contemporaine et se fond parfaitement dans le décor naturel
d’ Andalsnes. D’ ailleurs la ville ne s’ y est pas trompée : elle a primé l’ agence Jagnefalt Milton
en lui attribuant la troisième place du concours.




