Le bon côté de la crise énergétique actuelle, c’est qu’elle débride l’imagination.
Dernière trouvaille en date pour nous fournir de l’énergie sans mettre la planète en péril : le projet SolaRoad. Initié par l’organisme de recherche néerlandais TNO, il veut mettre à profit l’engouement des Hollandais pour le vélo en installant des cellules photovoltaïques sur les… pistes cyclables. Vu l’espace que nécessite toute installation solaire, le principe est plutôt astucieux : avec un réseau cyclable de 137 000 km et un rendement estimé à 50 kWh par mètre carré et par an, le futur dispositif pourrait permettre d’alimenter en électricité l’éclairage public, les feux tricolores et même des immeubles d’habitation. Alors, à quand la même installation sur les pistes cyclables parisiennes ? Je trépigne d’impatience.
Des pistes cyclables pavées de bonnes intentions
L’énergie solaire même la nuit
Le photovoltaïque, c’est renouvelable, c’est écolo, mais ça présente tout de même un sacré inconvénient : ça ne fonctionne que quand il fait jour. La faute aux capteurs, qui ne peuvent recueillir et convertir en énergie que la lumière visible du spectre solaire.
Rassurez-vous : ce frein à l’efficacité des panneaux photovoltaïques pourrait bientôt être un lointain souvenir. Steven Novack et son équipe du Laboratoire National du département d’énergie de Idaho Falls viennent en effet de découvrir une méthode pour produire de l’énergie à partir des rayonnements invisibles du spectre solaire. Comme l’explique le chercheur américain, près de la moitié de l’énergie fournie par notre bel astre se trouve dans les infrarouges. En couvrant les capteurs de nanoantennes, on peut recueillir cette formidable réserve d’énergie et améliorer le rendement du solaire de plus de 20%. Et avec cette découverte, plus besoin d’orienter les panneaux photovoltaïques face au soleil : ils fonctionneront même si l’angle choisi n’est pas optimal…



