15 mars 2011 par Clotilde Wald Mots-clés : agriculture urbaine , architecture , bio , Dickson Despommier , Dragonfly , ferme verticale , fruits , légumes , MVRDV , pig city , production , Seawater , SOA , Studiomobile , Vincent Callebaut - 

À première vue, parler d’agriculture urbaine relève de la contradiction. Pourtant, j’ai vu fleurir ces dernières années tout un tas d’initiatives visant à développer en ville une production maraîchère locale, donc moins dépendante des énergies fossiles. Exemple : les fermes verticales.
On doit leur invention il y a quelques années à Dickson Despommier. L’idée de ce chercheur américain est plutôt futée : afin de concilier production agricole et rareté du foncier, il propose de construire des immeubles de grande densité dans lesquels on ferait pousser fruits et légumes hors-sol.

Dans son sillage, une foule de projets de fermes verticales sont nées sous le crayon des architectes. En 2006, les néerlandais MVRDV imaginaient « Pig city », une tour de 80m de haut destinée à accueillir quelques-uns des 15 millions de porcs produits chaque année aux Pays-bas. Dans la foulée, l’agence SOA proposait de produire des légumes et fruits bio dans leur « Tour vivante » et Vincent Callebaut dessinait une ferme verticale en forme de libellule. Dernier exemple en date : Seawater des Italiens de Studio Mobile. Destinée aux habitants de Dubaï, cette tour au design biomorphique propose de désaliniser l’eau du golfe persique pour irriguer des serres aériennes.

Irréaliste ? Je veux bien : l’idée d’avoir en ville une production agricole suffisante, et à des coûts intéressants, relève de la science-fiction. En attendant, il faut avouer que les projets de fermes verticales ont une certaine allure…