
De retour d’Egypte, puis de Tunisie, où étaient présentés des objets issus de workshops réunissant des artisans locaux et des designers occidentaux, je constate en deux filles et trois possibilités que, parfois, le design peut jouer un rôle social et économique fort dans les pays émergents.

De quoi s’agit-il ? De précieux savoir-faire qui se perdent, d’artisans qui crèvent la faim faute de débouchés pour leurs objets traditionnels (sur les souks, on trouve d’ailleurs davantage de babioles fabriquées en Chine), bref d’une rupture dommageable entre artisanat, culture et économie. Le designer européen, avec son écriture contemporaine et sa connaissance des marchés, est donc censé réconcilier tout cela et servir de détonateur d’idées neuves. Il amène un concept dessine l’objet et travaille avec l’artisan pour le réaliser. Efficace, même si je ne souhaite pas ici faire croire au conte de fée : un objet à quatre mains et deux égos n’est jamais facile à réaliser.

En dépit des difficultés et grâce à l’énergie d’Aya Wassef (au Caire) et de Céline Savoye (à Tunis), certains projets se tiennent. La preuve par 3.

